dimanche 6 septembre 2009

je tente de comprendre...

C'est comme un cadeau. Quand j'ôte le blister qui protège la toile, c'est comme si j'ôtais un papier cadeau. Je jubile comme une môme. Arrive ensuite la toile, blanche, immaculée, prête à jouer tous mes délires suivant les teintes de l'humeur.
Curieuse appréhension du blanc, qu'il faut à tout prix préserver du regard. Recouvrir, masquer, nier le blanc, l'absence.
Ensuite, ça passe ou ça casse ! La palette se charge de teintes, plus ou moins heureuses, et vogue le pinceau. Angoisse du centre de la toile, le regard s'y arroche malgré lui, y revient comme un refrain entêtant...
Ça ne vient pas tout seul, ça se construit lentement. Parfois cela ressemble à une bataille, les doigts bleus, la palette en furie, tourner et retourner la toile pour tenter de comprendre dans quel sens ça part, pour trouver l'équilibre.
Équilibre de la matière, du fond, des traits, des teintes, du mouvement... mon équilibre est atteint : je rêve.
Là, je pose tout, la toile me raconte son histoire. Je pars ailleurs voir autre chose. Deux ou trois touches de plus mais je sais que c'est fini pour celle là.
Je pense déjà à la suivante.... et sors avec la louve !

3 comments:

  1. c'est tout comme ecrire un livre
    la page blanche le drame,jusqu'a ce que subitement un mot donne le coup d'envoi
    patrick
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  2. J'ai l'impression que tu regardes ta toile blanche plutôt avec gourmandise et délectation, avec juste ce qu'il faut d'adrénaline pour que tu ne te lasses jamais. Tu as beaucoup de chance d'être aussi créative ! C'est sympa de nous avoir fait partager ta démarche d'artiste...

    Au fait, je me répète je le sais (c'est dû à mon très grand âge...) mais quand te décideras-tu à exposer (enfin !) ?

    bises
    Marie
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  3. ouh lalala Marie !!! une expo !! euh.. je suis en train de venir les toiles... on verra après !
    Patrick, tu sais quoi ? Je pense qu'il n'y a que le premier ps qui coute...
    Biz à vous deux !!
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