C'est comme un cadeau. Quand j'ôte le blister qui protège la toile, c'est comme si j'ôtais un papier cadeau. Je jubile comme une môme. Arrive ensuite la toile, blanche, immaculée, prête à jouer tous mes délires suivant les teintes de l'humeur.
Curieuse appréhension du blanc, qu'il faut à tout prix préserver du regard. Recouvrir, masquer, nier le blanc, l'absence.
Ensuite, ça passe ou ça casse ! La palette se charge de teintes, plus ou moins heureuses, et vogue le pinceau. Angoisse du centre de la toile, le regard s'y arroche malgré lui, y revient comme un refrain entêtant...
Ça ne vient pas tout seul, ça se construit lentement. Parfois cela ressemble à une bataille, les doigts bleus, la palette en furie, tourner et retourner la toile pour tenter de comprendre dans quel sens ça part, pour trouver l'équilibre.
Équilibre de la matière, du fond, des traits, des teintes, du mouvement... mon équilibre est atteint : je rêve.
Là, je pose tout, la toile me raconte son histoire. Je pars ailleurs voir autre chose. Deux ou trois touches de plus mais je sais que c'est fini pour celle là.
Je pense déjà à la suivante.... et sors avec la louve !
dimanche 6 septembre 2009
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